La Commission Européenne a annoncé qu'elle prendrait en charge la « supervision » de l'enquête sur le récent déraillement d'Adamuz, en Espagne. Cette décision majeure marque une intensification de la surveillance européenne sur la sécurité ferroviaire espagnole, à peine sept ans après la tragédie d'Angrois, qui avait coûté la vie à de nombreux passagers. Bruxelles entend garantir une transparence totale et évaluer avec rigueur l'efficacité du plan d'action et des mesures de sécurité mis en œuvre depuis le sinistre de 2013, suite à des doutes persistants sur leur application.
Cette intervention directe de l'UE fait suite aux interrogations pressantes formulées par le groupe parlementaire Adelante Andalucía, qui s'est inquiété publiquement de l'adéquation et de l'efficience du plan post-Angrois. La Commission cherchera désormais à déterminer si d'éventuelles défaillances systémiques ou des lacunes dans l'exécution de ce plan pourraient avoir directement contribué à l'accident d'Adamuz. L'enjeu est de taille : il s'agit non seulement de comprendre les causes immédiates de ce nouveau drame, mais aussi de vérifier la robustesse et la conformité des protocoles de sécurité ferroviaire espagnols aux normes européennes les plus exigeantes. La crédibilité des autorités espagnoles en matière de sûreté des transports est désormais sous l'œil attentif de Bruxelles, qui ne laissera aucune zone d'ombre dans cette nouvelle expertise.